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Salon / Foire 12/04/2019 > 13/04/2019
Salon du livre des Balkans

Paris 13ème

L'AMBASSADEUR ET LE SIÈGE, Sarajevo 1993-1995 (2018)

Conflit ethnique ? Bataille tribale, guerre de religion, combat pour des territoires ? La Guerre en Bosnie Herzégovine revêt de multiples contours et connait son paroxysme avec le siège de Sarajevo. La capitale est alors encerclée par les Bosno Serbes et la vie quotidienne de ses habitants bouleversée. Coupés du monde extérieur (ravitaillement aléatoire, manque d'eau, de gaz et d'électricité), sous la menace constante des snipers et des bombes, les Sarajéviens ont pourtant maintenu une vie culturelle intense, soutenus par un humour ravageur. Siège de Mostar par le « clan des Herzégoviniens », siège de Bihac par les Serbes, nettoyage ethnique par les Bosno Serbes de la Bosnie orientale (massacre de 8000 Bosniaques à Srebrenica)... Au nez et à la barbe de milliers de Casques bleus, incapables d'endiguer la violence, cantonnés à distribuer l'aide humanitaire, quand leur préoccupation première n'était pas d'assurer leur propre sécurité. Observateur privilégié de ces événements historiques - ambassadeur de France en Bosnie Herzégovine de 1993 à 1995 et fin connaisseur de ce pays qu'il a sillonné sans relâche - Henry Jacolin analyse les crises qui ont jalonné la guerre. Il convoque l'histoire, présente dans les Balkans jusqu'à l'obsession ; la géographie ; la démographie, qui seule explique les mille guerres locales ou encore la politique ; et analyse le rôle de la communauté internationale et l'impuissance des grands pays à régler ce conflit. Fort de ses contacts avec les dirigeants de toutes les parties en guerre, mais aussi avec les généraux commandant la force de l'ONU et avec la population dont il parle la langue, il tente de dénouer l'écheveau complexe de la guerre qui a ravagé la Bosnie Herzégovine de 1992 à 1995.

 

NIMBES (2018)

« Tout débute dans un état de semi-conscience entre le sommeil et la veille, après une journée de promenade dans la capitale, alors que dans la rue, l'on m'offre un brin de mimosa. Je commence, ainsi, dans un état de "haute étrangeté" à méditer, un carnet de voyage intérieur, un va-et-vient mêlant des notations subjectives avec une chronique des temps présent et passé, une géographie intérieure, mi-rêvée, mi-réelle. Une partie inaperçue de moi, indicible, une face cachée et mystérieuse à la fois - qui revient à travers les perceptions, chuchotements, souvenirs, personnages, un vécu, l'art, mes lectures fondatrices... De cette altérité intime, il résulte un rapport au monde d'une "spectatrice" alternant détachement et engagement. » Ce voyage traverse les frontières spatiales, mentales et intellectuelles de manière plus fondamentale. Il s'efforce de circuler du particulier vers une universalité à travers des lignes de fuite dont la création littéraire est le moteur. C'est une « invention de soi » pour culminer sur un embrasement plus universel, un couronnement de nimbes où la symbolique du feu et de la lumière occupe une place centrale.

 

MON KOSOVA, De l'autonomie à l'indépendance (2018)

" Écrire sur le Kosovo n'est pas seulement une envie ; c'est un besoin, le besoin de faire connaître ce peuple et sa tragédie, shakespearienne. Je lance un appel solennel aux pays de l'Union européenne : l'Espagne, la Grèce, la Roumanie, la Slovaquie et Chypre pour qu'ils reconnaissent le Kosovo en tant qu'État, car la liberté est la seule qui puisse lier les peuples d'amitié. "

 


Auteurs concernés :

Musa Jupolli, Arta Seiti, Henry Jacolin


dernière mise à jour : 22 août 2019 | © Fauves 2019 |conditions générales de vente et mentions légales